Perdu dans les hutongs : le retour - Chine Voyages
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Perdu dans les hutongs : le retour

  |   Pékin   |   Pas de commentaire

L’année dernière, nous vous proposions une balade originale en capitale chinoise, dans les hutongs, ces quartiers traditionnels pékinois. Aujourd’hui, on remet le couvert avec la visite de rues intimes et tranquilles, loin des masses de touristes

 

Après la découverte quelque peu éprouvante de la Cité Interdite, bondée de visiteurs en cette période de vacances nationales, nous avons eu besoin de souffler un peu et de prendre le pouls de la vieille ville, où demeurent encore quelques habitants. Le centre historique de Pékin est magnifique et au détour de chaque ruelle, les siheyuan se suivent mais ne se ressemblent pas dans une ambiance un peu désinvolte. Ici, on coupe les cheveux d’un enfant dans la rue, là on partage un plat de riz à l’ombre en sirotant les fameux yaourts traditionnels pékinois.

Notre balade commence au Nord de la Cité Pourpre, dans le quartier de Shishahai. Et si l’entrée semble trop touristique, n’hésitez pas à vous enfoncer un peu dans le dédale des hutongs derrière les boutiques et autres restaurants, qui sont en outre très agréables pour vous rafraîchir quelques instants. Comme dans beaucoup de zones restaurées, il suffit de s’éloigner de la foule et à quelques mètres, la vie (la vraie !) s’écoule sous vos yeux émerveillés. Joueurs d’échecs et de mah-jong, petites grands-mères qui se racontent les potins en surveillant les plus jeunes qui courent et s’amusent en toute innocence !

Traversez le lac pour rejoindre Gulou Dajie une artère plus moderne, où règne une ambiance assez unique. Chinois et étrangers se retrouvent autour d’un verre, dans des bars branchés mais sans prétention et discutent toute la nuit de musique, d’art ou de philosophie… C’est ici aussi que l’on trouve les salles de concerts alternatifs et undergrouds dont les Pékinois assurent une programmation des plus variée ! Partout des affiches de soirées, de festivals ou d’exposition… pas de doute, on est bien dans la capitale culturelle de la Chine. A visiter aussi à la nuit tombée !

S’il vous reste un peu d’énergie, arpentez un taxi ou osez le rickshaw et rendez vous au croisement de Xisi Beidajie et de Fuchengmen Neidajie. Le changement est radical ! Retour dans une des rues les plus paisibles de la capitale, à la découverte d’une succession de temples et de palais, superbes et complètement délaissés par les touristes. Sur la Fuchengmen, dirigez-vous vers l’ouest. Goûtez à l’agréable silence du Temple de la Grande Charité, siège de l’association bouddhique chinoise, où seuls quelques fidèles brûlent de l’encens. Continuez vers le Temple des anciens monarques (20 yuans ) qui abritent les tablettes des ancêtres fondateurs de la Chine. Admirez sa cours intérieure et ses superbes pavillons dans un calme absolu. On est bien loin de l’agitation de la Cité Interdite ! Poursuivez vers le temple de Dagoba blanc, d’architecture népalaise, qui s’élève à 51 mètres. Des milliers de statuettes tibétaines sont ici rassemblées, aux côtés d’un superbe Bouddha en bois précieux et cuivre doré. Dans les rues parallèles, de beaux hutongs, vous surprendront encore par l’atmosphère paisible et hors du temps qui s’en dégage.

Voilà le Pékin que j’aime, loin de l’agitation. Pékin, ville qui suscite sans cesse l’étonnement et invite à la découverte !

 

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